
Vit et travaille à Kinshasa au cœur de la mégalopole
chaotique.
Né en 1981 à Kinshasa, République Démocratique
du Congo
J'ai vécu ma petite enfance à Kalemie dans la province du Katanga au sud-est de la République Démocratique du Congo. Je suis revenu à Kinshasa ma ville natale. Je découvre une ville fantôme où je passe ma scolarité et fait des études en Arts Plastiques.
Je sors diplômé de l’Institut des Beaux-Arts de Kinshasa en 2000 et de l’Académie des Beaux–Arts de Kinshasa en 2003. En 2004 je fais 6 mois de formation artistique sur les Arts Visuels à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg en France.
Je suis membre d’un collectif des jeunes créateurs congolais qui tente d’explorer avec passion et engagement la création libre et innovante. Le collectif se constitue comme un cadre d’échange, de partage autour de la vie de chaque membre, de ses droits, de liberté d’expression, et d’esprits d’appartenance ou de non appartenance. Ce collectif est constitué de jeunes artistes pluridisciplinaires qui évoluent sur les Arts Visuels Contemporain.
Toutes ses tentatives s’articulent autour d’un concept qui
est le LIBRISME.
Ce concept est aussi un mouvement de révolution de l’art
en République Démocratique du Congo et en Afrique qui s’oppose
à l’art colonial et académique.
Pendant et après ma formation en Arts Plastiques j’ai participé
à divers Ateliers, résidences, expositions collectives et
autres projets de créations artistiques à Kinshasa, en Afrique
et en Europe. Tout ceci m'a permis de me poser de vraies questions sur
mon être, mon corps, ma société et sa politique.
Aujourd’hui, je travaille et explore différentes disciplines
artistiques pour créer des espaces de confrontation entre la peinture
et la sculpture, la performance corporelle, la vidéo et l’installation
,pour écrire d’une façon personnelle notre histoire
Contemporaine avec une grande autonomie et dans la quête identitaire.
Depuis un temps, je me suis investi et posé des questions : sur mon être, ma société, mon travail et la forme qu’elle doit prendre sans contrainte. On nous apprend que l’art ne peut pas changer le monde, ma démarche artistique propose un autre regard sur le monde et c’est peut être déjà le changement.
J’essaie de faire en sorte que ma démarche soit un dialogue,
qui interroge, provoque, qui dénonce et interpelle le public et
essaye d’ouvrir toute possible remise en question sur la peinture,la
sculpture, la performance, la vidéo et l’installation dans
une Afrique contemporaine en mutations.
Je ne suis pas du tout un artiste qui doit plaire à tout le monde, et être compris par tous, mais plutôt un poseur d'actes qui cherche à interroger le monde contemporain.

Mon art est également une forme de contestation, une prise de position politique dans le fonctionnement chaotique du monde et de ses mutations.
Dans mon art, je ne cherche ni l’ombre de la mort, ni les grains de la poussière, mais plutôt la vérité sur mon être et ma société.
Contexte dans lequel, le temps, l'espace, l'image, la matière, la forme et le sens sont des moyens de confronter, de dénoncer et d'interroger le monde actuel.
Je la vois comme une réalité contemporaine et rituelle, qui tant au niveau intime que social, politique d'un peuple, permet de dénoncer des choses. Je cherche par ailleurs à établir un rapport entre mon corps en action et le public.
J’aime faire des expérimentations devant le public et poser des actes qui questionnent sur les réalités de nos sociétés actuelles. Mes prestations gestuelles interrogent et provoquent tour à tour les publics et la société actuelle.
Aujourd’hui je ne peins plus autant, mais je pose plutôt
des actes avec des éléments du code social et des images
quotidiennes des nos sociétés actuels.
Et au travers de mes actes, je cherche à bousculer les stéréotypes
traditionnels et sortir des cadres académiques installer dans ma
tête.